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12 janvier 2026

Saints du jour

sainte Tatiana, saint Ælred de Rievaulx
Sainte Tatiana

sainte Tatiana

Sous l’empereur Severus Alexandre, vers 230, Tatiana est conduite devant le préfet pour être menée dans un temple d’idoles afin de la faire abjurer. Tatiana refuse et commence à prier. Le résultat de sa prière est incroyable : les statues des dieux tombent de leur socle et se brisent en miettes. Fureur de ses juges et de la population. On la frappe au visage. Puis on la condamne à être déchirée avec des ongles et des peignes de fer. Elle est ensuite jetée aux bêtes, puis au feu. Tatiana ne cesse de prier. Les supplices semblent l’effleurer sans la blesser. Une fois de plus, on règle le problème par un coup de glaive. «Et l’âme de Tatiana s’envola aux cieux», disent les chroniques. Son culte est très répandu chez les Grecs et chez les Slaves. Il a été confondu avec celui de sainte Martine et de sainte Prisca chez les Latins et à Rome.

Pensée spirituelle inspirée par l’attitude de Tatiana :

«Vous ne vous tournerez pas vers les idoles», dit Dieu. (Lévitique)

Courte prière :

«Détourne mes yeux des idoles : que tes chemins me fassent vivre.» (Psaume 118)

Avec l'aimable autorisation de Defendente Génolini.
Ælred de Rievaulx

saint Ælred de Rievaulx

Théologien anglais, écrivain historique et abbé de Rievaulx, né à Hexham vers 1109. Dans sa jeunesse, il se rendit à la cour d'Écosse en tant qu'assistant d'Henri, fils de David Ier. Il jouissait d'une grande faveur auprès de ce souverain, mais il renonça à la perspective d'un évêché pour entrer dans la maison cistercienne de Rievaulx, dans le Yorkshire, qui avait été fondée en 1131 par Walter Espec. Ælred y resta quelque temps comme maître des novices, mais entre 1142 et 1146, il fut élu abbé de Revesby, dans le Lincolnshire, et y émigra. En 1146, il devint abbé de Rievaulx. Il mena une vie d'ascèse très stricte, et on lui attribua le pouvoir de faire des miracles ; grâce à sa réputation, les effectifs de Rievaulx augmentèrent considérablement.

En 1164, il se rendit comme missionnaire chez les Pictes de Galloway. Il trouva leur religion au plus bas, le clergé régulier apathique et sensuel, l'évêque peu obéissant, les laïcs divisés par les querelles de famille de leurs dirigeants, sans chasteté et ignorants. Il incita un chef de la région à prendre l'habit religieux et rétablit la paix dans le pays. Deux ans plus tard, il mourut d'un déclin, à Rievaulx, dans la cinquante-septième année de son âge.

En 1191, il est canonisé. Ses écrits sont volumineux et n'ont jamais été entièrement publiés. Parmi eux figurent des homélies "sur le fardeau de Babylone dans Isaïe", trois livres "sur l'amitié spirituelle", une vie d'Édouard le Confesseur, un récit des miracles accomplis à Hexham et le traité intitulé Relatio de Standardo. Ce dernier est un récit de la bataille du Standard (1138), mieux connu que le récit similaire de Richard de Hexham, mais moins digne de foi et, par endroits, obscurci par une rhétorique particulièrement turgescente.